Production en contre saison


La revalorisation des bas-fonds par la culture maraîchère consiste à transformer ces zones humides ou peu exploitées en espaces agricoles productifs. Cela permet d’augmenter la sécurité alimentaire, de diversifier les revenus des paysans et de réduire la pauvreté.

Les bas-fonds sont des zones basses, souvent humides, situées le long des cours d’eau ou dans les vallées. Ils sont généralement sous-utilisés à cause de l’excès d’eau ou du manque d’aménagement. Pourtant, ils offrent un potentiel agricole élevé grâce à la fertilité naturelle des sols et la disponibilité en eau.

 Pourquoi les cultiver en maraîchage ?

  • Disponibilité en eau : idéale pour les cultures maraîchères (tomates, choux, carottes, oignons).
  • Fertilité des sols : réduit les besoins en engrais chimiques.
  • Production en contre-saison : permet de cultiver même pendant la saison sèche, augmentant les revenus.
  • Réduction de la pauvreté rurale : les maraîchers peuvent vendre leurs produits sur les marchés locaux et urbains.

Vulgarisation et techniques utilisées

  • Encadrement technique  pour former les producteurs
  • Drainage et irrigation : aménagement des bas-fonds pour contrôler l’eau.
  • Rotation culturale : alterner les légumes pour maintenir la fertilité et limiter les maladies.
  • Utilisation de semences améliorées adaptées aux zones humides.

Défis rencontrés

  • Risque d’inondation ou de stagnation d’eau.
  • Accès limité aux intrants (semences, engrais).
  • Manque d’infrastructures de commercialisation pour écouler la production.
  • Pression foncière : concurrence entre cultures vivrières, riziculture et maraîchage

 Opportunités

  • Développement de coopératives maraîchères pour mutualiser les moyens.
  • Promotion de l’agriculture durable (compost, lutte biologique).
  • Valorisation des bas-fonds comme zones stratégiques de sécurité alimentaire en milieu rural et urbain.
  • Intégration avec la riziculture pour une double valorisation (riz + légumes)

Tableau synthétique

AspectAvantagesDéfisOpportunités
Fertilité des solsRéduit les intrantsRisque d’inondationAgriculture durable
Disponibilité en eauIrrigation naturelleStagnation d’eauCultures en contre-saison
Revenus paysansVente de légumesManque de marchésCoopératives maraîchères
Sécurité alimentaireDiversificationPression foncièreRiz + maraîchage intégré

Dans cette zone en conflits, l’OHAVRDC pratique cette stratégie de revalorisation des bas-fonds par la culture maraîchère  pour capitaliser ces espaces non exploites en vue d’ accroître la production alimentaire et améliorer les revenus des familles d’accueil et aussi permettre aux déplacés internes d’augmenter leur revenu pour une résilience efficace.

r5Germoirs pour les cultures pérennes (cacao, palmier à huile, café) à Matembo-Beni (Nord-Kivu, RDC) s’inscrit parfaitement dans la dynamique du programme agricole agressif du gouvernement congolais, qui vise à moderniser l’agriculture, accroître la productivité et réduire la dépendance aux importations.
Rôle des germoirs
Un germoir est une pépinière où l’on fait germer et croître les jeunes plants avant leur transplantation en champ.
Cacao : nécessite des plants robustes pour résister aux maladies et assurer une bonne productivité.
Palmier à huile : les germoirs garantissent une sélection de plants vigoureux, essentiels pour une filière rentable.
Café : les pépinières permettent de diffuser des variétés améliorées, résistantes à la rouille et adaptées au climat local.
Objectifs
Appuyer les producteurs locaux avec des plants de qualité.
Accroître la productivité des cultures pérennes, qui sont des filières stratégiques pour l’exportation.
Réduire la pauvreté rurale en diversifiant les revenus des familles post conflits pour une résilience durable.
Soutenir le programme national de relance agricole par la vulgarisation et la distribution massive de semences améliorées.
Activites:
Choix du site : sol fertile, bien drainé, proche d’une source d’eau.
Préparation des substrats : mélange terre + compost pour favoriser la germination.
Semis : cacao (graines fraîches), palmier (graines sélectionnées), café (graines traitées).
Entretien : arrosage régulier, ombrage, lutte contre les parasites.
Transplantation : après 3–6 mois, les plants sont prêts pour être mis en champ.
Opportunités pour Matembo-Beni
Formation des jeunes et femmes pour renforcer l’emploi local et réduire le chômage
Partenariats avec les institutions et les ONG pour financer et vulgariser les techniques.
Développement de filières exportatrices (cacao et café) et industrielles (huile de palme).
Tableau synthétique
Culture
Durée en germoir
Atout principal
Opportunité économique
Cacao
3–4 mois
Résistance aux maladies
Favorable pour l’Exportation vers l’etranger
Palmier à huile
4–6 mois
Rendement élevé
Industrie agroalimentaire locale
Café
3–5 mois
Variétés améliorées
Marchés régionaux et internationaux
Mettre sur pied (installer) des germoirs de cacao, palmier et café à Matembo-Beni est une stratégie clé pour aligner la région sur le programme agricole agressif du gouvernement congolais. Cela permettra de renforcer la sécurité alimentaire, créer des emplois et positionner le Nord-Kivu comme un pôle agricole majeur.
 

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